Une tache noire ou verdâtre dans un coin de la chambre, souvent derrière l'armoire ou près de la fenêtre, avec une odeur de renfermé : c'est très courant, surtout en automne et en hiver. La bonne nouvelle, c'est qu'on peut souvent régler le problème soi-même, à condition de traiter la cause et pas seulement la tache.
Les moisissures libèrent des spores qui peuvent irriter le nez, les yeux et les bronches. Elles aggravent l'asthme et les allergies.
Quand ne pas faire soi-même : si la zone touchée dépasse environ 1 m², si elle revient très vite malgré le nettoyage, ou si le mur est mouillé au toucher, faites appel à un professionnel ou, si vous êtes locataire, prévenez votre propriétaire par écrit.
Sans eau, pas de moisissure. Il existe trois grandes causes, et le remède n'est pas le même.
La vapeur d'eau de la respiration, du linge qui sèche ou d'une douche se dépose sur les surfaces froides. Indices : taches dans les angles, derrière les meubles, autour des fenêtres, buée sur les vitres le matin.
L'eau vient de l'extérieur : gouttière qui fuit, fissure dans la façade, joint de fenêtre abîmé, toiture. Indices : tache localisée qui grossit après la pluie, auréole jaunâtre.
L'humidité monte dans le bas des murs, surtout dans les maisons anciennes. Indices : traces en bas du mur, peinture qui cloque, dépôt blanc poudreux (salpêtre).
Petit test simple : scotchez un carré de papier aluminium (environ 30 × 30 cm) bien hermétiquement sur le mur pendant 48 heures. Si de l'eau apparaît côté pièce, c'est de la condensation. Si l'humidité est côté mur, l'eau vient de l'intérieur du mur (infiltration ou remontées).
Pour une petite surface sur un mur peint ou un carrelage :
Sur du papier peint ou du placo très imprégné, le nettoyage ne suffit souvent pas : il faut retirer le revêtement abîmé.
Ne repeignez pas par-dessus une tache non traitée : elle réapparaîtra en quelques semaines.
Si la cause est la condensation, ces gestes font une vraie différence :
Si la cause est une infiltration ou des remontées, ces gestes ne suffiront pas : il faut réparer la source (gouttière, joint, façade, drainage) avant de refaire le mur.
Le propriétaire doit fournir un logement décent, ce qui exclut une humidité importante due au bâtiment (fuite, mauvaise isolation, ventilation défaillante). Prenez des photos datées, notez le taux d'humidité, et envoyez un courrier recommandé. L'entretien courant (aérer, ne pas boucher les aérations) reste à votre charge.
Ces conseils couvrent la majorité des cas simples. Le guide complet « Moisissure sur le mur de la chambre » va plus loin pour ceux qui veulent un pas-à-pas détaillé : une méthode de diagnostic plus poussée pour distinguer les causes quand les indices se mélangent, des fiches de nettoyage selon le type de mur (plâtre, placo, papier peint, bois), un plan de prévention à suivre semaine après semaine, et des modèles de courrier pour un locataire. Il ne remplace pas l'avis d'un professionnel pour les gros dégâts, mais il aide à savoir quoi faire, dans quel ordre, et quand appeler quelqu'un.
Pour aller plus loin : Moisissure sur le mur de la chambre : le pack pour trouver la cause, nettoyer sans danger et empêcher le (7.00 €)